dimanche 1 mars 2015

El Presidente José Mujica

Je vais faire une entorse pour la première fois en parlant un peu de politique. Enfin, je vais parler d'un homme et non de politique. Je le dis franchement mais j'ai une aversion virale envers la politique et la plupart des politiciens.

Il y a des sujets et des débats plus importants dans la vie que d'entendre nos arrogants de politicards qui nous promettent toujours monts et merveilles. La réalité de la vérité se mesure au quotidien dans la rue, dans la vie tous les jours, ce qu'en général, un politicien est loin de connaître sauf peut-être les « vrais » politiciens de petits bleds qui se défoncent pour leur concitoyens!

Plus le temps passe et plus l'intelligence de ces politiciens se fait aussi rare qu'une lueur de spiritualité dans l’œil d'un lombric. Allooooooo!

Mais dans ce monde des politiciens, il existe quelques exemples qui sortent de l'ordinaire comme le président sortant de la République Orientale de l'Uruguay: M. José Mujica ou appelé plus communément Pépé pour la majorité de la population de ce pays.


Je le répète encore, cet article est sur l'homme et non à son appartenance politique car ce débat serait houleux étant donné que tout le monde a ses propres opinions. Pour ceux que ne le connaissent pas, il est de gauche. Voilà c'est dit! Point barre, on continue la lecture.

Je ne sais pas si vous l'avez remarqué en suivant les infos durant l'année 2013 ainsi qu'en 2014, on a pas eu mal de reportages sur lui. Ce sont les anglais de la BBC qui ont « découvert » Pépé en premier et ensuite beaucoup de chaînes (surtout) européennes, dont France 2, les journaux le Monde et le Figaro, se sont intéressées à ce personnage qui sort de l''ordinaire. J'ai vu aussi des articles dans les journaux canadiens mais plus francophones qu'anglophones.


On a décrit ou présenté Pépé dans la plupart des articles comme le « Président pauvre ». Ce qui est totalement biaisé comme titre car si la richesse d'un homme se fait uniquement sur son patrimoine ou son fric aujourd’hui, on est tombé bien bas. Par rapport à beaucoup d'autres politiciens, il n'est pas du tout pauvre intellectuellement et absolument pas pauvre dans sa générosité, loin de là. Mais avant de parler plus, faisons la présentation de ce personne. 

Qui est José Mujica?
José Alberto "Pépé" Mujica Cordano est né le 20 mai 1935 à Montevideo. Né d'un père d'origine basque espagnol, Demetrio Mujica et d'une mère provenant d'une famille d'origine italienne, Lucy Cordano. Le père de José était un humble petit fermier qui se trouva en faillite quelques mois avant sa mort en 1940 donc Pépé se retrouvera orphelin de son père très jeune. Il plongera très jeune dans la politique aux cotés des Blancos.

Son passé de guérillero avec les Tupamaros
Durant la terrible dictature en Uruguay mené d'une main de fer par Juan María Bordaberry et ensuite par Alberto Demicheli avec le soutient des États-Unis par derrière et de son leader Henri Kissinger (qui approuva le renversement politique de tous ces pays, Argentine, Chili, Uruguay, etc., de pays libres en dictatures), il deviendra un combattant de la guérilla des Tupamaros (Movimiento de Liberación Nacional-Tupamaros).

Le nom de Tupamaros provient de Túpac Amaru, un chef indien du Pérou qui conduisit une des plus importantes révoltes contre les espagnols en 1780. Ce nom sera repris par les Gauchos uruguayens ayant suivi le Libertador José Artigas (chef qui mena à l'indépendance du pays du vice-royaume d'Espagne) dans la lutte pour la réforme agraire, la justice sociale et l’indépendance du pays.

Ce mouvement fut considéré comme un groupe armé d’extrême-gauche inspiré de la révolution cubaine. Plusieurs personnes, ex-Tupamaros ou observateurs, ont ainsi souligné le pragmatisme voire l'éclectisme des Tupamaros car seulement une poignée auront reçu une formation marxiste. Ce regroupement rassemblera un méli-mélo d'hommes et de femmes de divers horizons, de prêtres et de catholiques progressistes, d’étudiants, d'ouvriers, etc.

Cependant, les militaires arrêtèrent la plupart des dirigeants Tupamaros (hommes et femmes) durant toute la période de la dictature (surtout sur dénonciation et du travail de la CIA) dont José Mujica. Il a reçu six balles dans le corps et passera quatorze année dans la prison de Punta Carretas dans des conditions extrêmes : isolement, humiliation, tortures, interdiction totale de communiquer. Il sera même enfermé deux ans au fond d'un puits. Ces hommes et femmes seront trimballés régulièrement d'une caserne militaire à une autre pour éviter d’être libéré par la guérilla ou de s'échapper.

Fin de la dictature
Après la fin de la dictature, leurs conditions de détention « s’améliorent » légèrement car ils pourront recevoir des livres par exemple. José Mujica le dira lui-même qu'il fut sérieusement atteint au niveau psychologique et que la lecture fut un des points qui lui sauva la vie.

En avril 1984, Jose Mujica et ses compagnons furent transférés dans la prison de haute sécurité de Libertad (on se demande si on doit pleurer ou rire quand on voit le nom de cette prison qui veut dire liberté) mais en restant isolés des autres prisonniers politiques. Finalement en avril 1985, José Mujica retrouve sa libéré.

Son avenir politique
Il deviendra par la suite un membre de la coalition du Front des partis de gauche (Frente Amplio) et sera ministre de l’Élevage, de l'Agriculture et de la Pêche de 2005 à 2008 sous le premier mandat de Tabaré Vasquez. Il sera sénateur par la suite. Il remportera l’élection présidentielle de 2009 et prendra ses fonctions de président le 1er mars 2010. Durant son mandat, il affiche en effet de solides convictions concernant l'esclavagisme moderne consistant à vivre pour travailler au lieu de travailler pour vivre.

« Le bonheur sur terre (...) ce sont quatre ou cinq choses, les mêmes depuis l'époque de Homère: l'amour, les enfants, une poignée d'amis... », énumère Pépé le moustachu à l'allure débonnaire, qui ne porte jamais de cravate et apprécie peu les gardes du corps.

Ses principales réalisations à la tête du pays
C'est lui qui combattra l’église et les groupes cathos afin d'instaurer le droit à l'avortement. Sous son impulsion, le Congrès passera une loi en Octobre 2012, impopulaire bien sûr aux yeux d'une tranche de la population, légalisant les avortements jusqu'à douze semaines de grossesse sous certaines conditions. Avant le passage de la loi, il s'emporta un jour et dira que cette question « devrait être résolue par un vote direct de toutes les femmes d'Uruguay. Et que nous, les hommes, nous devrions la fermer ! ». L'Uruguay sera le troisième pays d’Amérique latine après Cuba (1965!) et le Guyanna (1995) à faire voter cette loi avec une des législations les plus avancées de la région.

La Chambre des députés du Congrès de l'Uruguay adopte le 12 décembre 2012 un projet de loi légalisant le mariage pour les couples homosexuels. Elle sera adopté le 2 avril 2013 par le Sénat, signée par le président le 3 mai et entra en vigueur le 1er août 2013

Critiquant l'hypocrisie des sociétés modernes et des dirigeants mondiaux, c'est sous sa gouvernance qu'il lancera le vaste débat politique sur la production et la vente de cannabis sous contrôle de l’État, afin de lutter contre le trafic et la toxicomanie. Débat qui sera repris dans le monde entier et qui pointera tous les regards sur ce petit pays. 
Quand un journaliste lui demandera que ce changement peut bouleverser nos sociétés dans le mal, il lui répondra ceci: « Toutes les addictions sont mauvaises mais il y a toujours eu de la drogue, les drogues sont bibliques » et « certains n'auraient pas peint ce qu'ils ont peint s'ils n'avaient pas consommé de la drogue... » avec un sourire provocateur aux lèvres. La loi passera le 6 mais 2014 régulant tout la chaîne de production du cannabis sous l'autorité de l’État. Depuis, l’état du Colorado et de Washington ont légalisé le cannabis entre autre.

Malheureusement, il n'aura pas pu éradiquer toute la pauvreté  comme il le voulait bien que cette pauvreté est moindre que dans les pays limitrophes comme le Brésil ou l'Argentine. Les dépenses publiques auront aussi creusé le déficit du pays mais l'économie est correcte.

Sa femmes
José Mujica est marié à Lucía Topolansky Saavedra née le 25 septembre 1944 à Montevideo. Elle rejoindra aussi le Movimiento de Liberación Nacional-Tupamaros et c'est là qu'elle rencontrera son futur mari. Elle est arrêtée en 1970, mais parviendra à s'évader quelques mois plus tard. Toutefois, elle est arrêtée de nouveau en 1972, incarcérée et torturée pendant toute la durée de la dictature jusqu'à l'amnistie de 1985. Elle se mariera officiellement en 2005. Elle est sénatrice et vit dans sa modeste maison.

Pépé avec sa femme
Son image
C'est un admirateur de la nature et il adore boire son maté. Au terme de chaque journée de travail, il part du palais présidentiel, parcourt des routes et puis le chemin de terre qui mène à sa maison non loin de Montevideo afin d'y retrouver sa femme qu'il appelle affectueusement « la vieille ». Il adore les animaux car sa plus fidèle amie est sa chienne, Manuella, qui gambade sur trois pattes et qui le suit tout le temps et n'importe où quand il est à la maison. Il passe aussi à la radio aussi et je peux vous dire que c'est un vrai moulin à parole: il parle, il parle et il parle! 

Encore au mois de janvier 2015, un employé d'une usine de cellulose qui faisait de l'auto-stop a eu la surprise de sa vie quand une camionnette avec avec une plaque officielle suivie d'une autre voiture ont stoppé. Le conducteur de la voiture lui a demandé où il se rendait et il lui a dit jusqu'à Juan Lacaze. Le conducteur a répondu qu'il pouvait l'avancer jusqu'à Anchorena (où se trouve une résidence présidentielle) et lui a dit d'aller dans la camionnette. Quand il est monté, il s'est dit dit qu’il connaissait la conductrice et réalisa que c’était Lucia Topolansky et Pépé assis devant en tant que passager avec leur chienne. Imaginez-vous n'importe quels pontes de l'Élysée qui ferait le même geste sur une de nos routes départementales et surtout officiellement? Pfff on peut rêver en 3D!

Évidement, tout le monde n'admire pas Pépé parce que pour certains, il représente la gauche ou bien pire parce qu'il a représenté le mouvement des guérilleros qui a tué des gens (sic..quand on voit le nombre de mort entre les mains des escadrons de la mort ou de la dictature, aucune comparaison); pour d'autres parce qu'il fait paysan ou plouc et qu'il ne représente pas l'image d'un vrai politicien stéréotypé; qu'il parle trop mais n'agit pas, etc. Bref, je le trouve comme vous et moi, comme tout le monde! 

Pépé avec Glen Close
Oh...comme il est heureux avec sa guitare et le groupe Aerosmith!
Pauvre ?
En France, au Canada et comme dans la plupart des pays, le train de vie et le salaire du Président ou du premier ministre ou tout politicien en général fait l’objet d’interminables débats car la majorité des citoyens estimant que les avantages matériels de ceux qui sont à la tête de l’État les rendent complètement déconnecté de leur vie quotidienne.

Jose Mujica a refusé la luxueuse résidence (palacio Suárez y Reyes - quartier El Prado) habituellement réservée aux présidents uruguayens et a choisi de rester sur la ferme de sa femme au bout d’un chemin de terre.

Il tire son surnom de « pauvre » du fait qu’il reverse 90% de son salaire mensuel de plus ou moins 9.300 euros à des œuvres caritatives en faveur des pauvres ou des petits entrepreneurs. Le salaire qu’il lui reste correspond à peu près au revenu moyen d’environ 600 euros. Et il ne semble manquer de rien car il a dit : «J’ai vécu comme ça la plupart de ma vie. Je peux vivre avec ce que j’ai»

Sa déclaration de patrimoine, une obligation pour les élus uruguayens, s’élevait à 1.411 euros en 2010, soit la valeur de sa Coccinelle Volkswagen 1987. Par la suite, il y a rajouté les biens de sa femme (du terrain, des tracteurs et une maison), amenant son total à 168.000 euros plus ou moins, une fortune toujours bien inférieure à celle de son vice-président ou de son prédécesseur.


Une Coccinelle Volkswagen qui devient une vedette car un Cheik voulait la racheter pour 1 millions de dollars, ce qui l'a fait un peu tiquer, mais il a dit que si c'était vrai, tout l'argent sera reversé au plan Juntos (plan de construction de nouvelles maisons pour les familles sans ressources) ou de l'ambassadeur du Mexique en Uruguay qui voulait échanger sa voiture contre dix camionnettes 4x4.

Je terminerais pas quelques citations de Pépé que j'aime:

« Je vis dans l'austérité, la renonciation. J'ai besoin de peu pour vivre. Je suis arrivé à cette conclusion parce que j'ai été prisonnier durant quatorze ans, dont dix où si la nuit, on me donnait un matelas, j'étais content »

« Quand j'achète quelque chose avec de l'argent, je le paie avec le temps que j'ai passé à gagner cet argent »

« On m’appelle le président le plus pauvre, mais je ne me sens pas pauvre. Les pauvres sont ceux qui travaillent uniquement pour avoir un style de vie dépensier et qui en veulent toujours plus. C’est une question de liberté. Si vous n’avez pas beaucoup de possessions, vous n’avez pas besoin de travailler comme un esclave toute votre vie pour les soutenir, et vous avez plus de temps pour vous-même. » 

« Aujourd’hui, je suis prisonnier de ma liberté de penser et de décider. Je la cultive et lutte pour elle. Je peux me tromper, même énormément, mais l’une de mes rares vertus est de dire ce que je pense »


Le 1er mars 2015
Dans un savoureux renvoi d'ascenseur, Pépé Mujica, qui a rendu l'Uruguay célèbre dans le monde entier pour ses lois avant-gardistes, remet le pouvoir ce dimanche 1er mars à celui dont il l'avait reçu en 2010, c'est à dire le discret Tabaré Vasquez. M. Vasquez, marié depuis 49 ans, père de quatre enfants et onze fois grand-père, a promis pendant la campagne qu'en cas de réélection, il continuerait à vivre dans sa résidence privée à Montevideo et de s'adonner à son plus grand plaisir avec ses amis: la pêche. Décidément, ces politiciens sont aux antipodes de nos bling-bling de politiciens français qu'ils soient de droite ou de gauche....

Pépé n'a pas mis sa cravate encore! Mais il a mis ses lunettes de soleil!
Dilma Roussef, le roi d’Espagne Juan Carlos, le président Raúl Castro de Cuba, Michelle Bachelet et bien d'autre ont assisté à la passation de pouvoir entre José Mujica et Tabaré Vasquez devant le palais présidentiel.

Alors que le nouveau président de l'Uruguay, Tabaré Vasquez, vient juste de prendre le pouvoir, je suis ce personnage car il sera le vice président de Vasquez dans le nouvel gouvernement mais s'il ne fait pas de connerie, je le vois présidentiable. Son nom: Raúl Sendic. Allez, les paris sont ouverts!


A la prochaine!

PS: A noter qu'Emir Kusturica se trouvait à Montevideo durant la passation de pouvoir car il tournait les dernières prises de son documentaire baptisé « le dernier héros » qui retrace le parcours de José Mujica. Ce documentaire sera présenté au festival de Cannes en 2016. L'idée de réaliser ce documentaire lui est né lors du discours musclé du président uruguayen au sommet Rio+20, en juin 2012, où il dénonçait la surconsommation des pays riches.

3 commentaires:

  1. Jean-François, je suis Gabriela Monreal.
    C'est ton article, malheureusement, qui est biaisé, simplement parce que tu es mal informé.
    "Durant la terrible dictature en Uruguay mené d'une main de fer par Juan María Bordaberry et ensuite par Alberto Demicheli avec le soutient des États-Unis par derrière et de son leader Henri Kissinger (qui approuva le renversement politique de tous ces pays, Argentine, Chili, Uruguay, etc., de pays libres en dictatures), il deviendra un combattant de la guérilla des Tupamaros (Movimiento de Liberación Nacional-Tupamaros)."
    Rien de plus faux! Les Tupamaros sont bien antérieurs à la dictature militaire et c'est à eux qu'on "doit" nos 12 ans de dictature militaire. Le mouvement a été créé et a commencé à agir au début des années 60, sous des gouvernements démocratiques. Inspirés par la révolution cubaine (et même si le Che Guevara lui-même, en conférence à l'Université à Montevideo, avait dit que l'Uruguay n'avait pas besoin d'une révolution à la cubaine), ils se sont lancés dans la guérilla urbaine: hold ups, enlèvement de personnalités, assassinats.Moi, qui ai vécu cette époque, peux te dire que nous vivions dans la peur.
    C'est d'abord à la Police qu'a été confié le combat contre les Tupamaros. Trop faible pour les combattre, on a finalement fait appel à l'Armée.
    On peut dire que, en 1972, les Tupamaros étaient déjà liquidés, toujours sous un gouvernement démocratique. Et ce n'est qu'en 1973 que le Coup d'Etat a eu lieu parce que, à leur tour, les militaires se sont sentis des illuminés qui allaient changer le pays de fond en comble.
    C'est donc grâce aux Tupamaros qu'on a écopé de 12 ans de dictature et non l'inverse.
    José Mujica était, pendant sa première jeunesse, "blanco" et non anarchiste.
    Comme tu préviens que tu veux parler de l'homme et non de politique, je t'épargne mes commentaires sur l'héritage qu'il laisse à Tabaré Vázquez...
    Abrazo!

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  2. Le seul changement que j'effectue dans cet article sera que José Mujica a joint les Blancos. J'avais lu dans 1 ou 2 articles que très jeune, il était devenu un anarchiste mais bon je met à jour.

    Maintenant de mettre sur le dos des Tupamaros (que l'on soit contre ou pour dépendant SURTOUT des opinions politiques des gens) une dictature de 12 ans, disons que c'est un peu gros. Autant dire que les policiers, les militaires n'ont joué qu'un rôle "d'essayer de protéger et de pacifier le pays contre les méchants" ...durant 12 ans ou toutes les libertés de base on été supprimées ou bafouées et on ne parle pas des centaines de personnes qui ont "disparues". Nop, ça passe pour moi mais c'est mon opinion perso.

    Je ne parle pas de bilan politique mais je parle de 3 réalisations ou lois importantes/avant- gardistes à mes yeux durant son mandat et qui ont fait avancer le pays. L’héritage qu’il a laissé? Bof, cela dépendra encore des opinions politiques de la personne qui en parlera car celui de droite dira que le gauchiste vaut rien et vice-versa. C'est pour cela que je déteste la politique car elle divise plus que rassembler.

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  3. Excellente analyse et bel hommage à "Pepe" Mújica !

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