lundi 17 juin 2013

La Légion Française d'Uruguay

Je vais vous parler d'un chapitre que je ne connaissais absolument pas et que j'ai découvert grâce à un monsieur féru d'histoire. Même dans la société uruguayenne, peu ou presque pas de gens connaissent l'apport de cette Legión francesa ou Légion Française durant le siège de Montevideo entre les années 1843 à 1851.

Quand je parle de légion, je ne parle pas de Légion Étrangère comme on pourrait le croire. Eux se sont arrêtés à la célèbre et triste bataille de Camerone au Mexique mais ils n'ont jamais fait d'incursion en Amérique du sud (à ma connaissance à part la Guyanne Française). Afin d’étayer mon article, j'ai puisé à peu près toute l'information provenant de ce féru d'histoire, M. Lionel Dupont, car peu de bouquins en parlent en Uruguay et je ne parle même pas des bouquins français à moins d’être vraiment spécialisé dans le militaire et l’Amérique du sud.

Au début de l’année 1843, les français et les italiens de Montevideo sont les premiers à vouloir s'organiser afin de défendre leurs familles et lutter par leurs propres moyens contre les menaces des assiégeants des troupe du général Manuel Oribe et de l'argentin Manuel de Rosas (gouverneur de la province de Buenos Aires) envers les étrangers du pays (Italiens, Français, Allemands, Anglais, etc). Ne pas oublier que nous sommes en plein dans la Guerra Grande en Uruguay, bataille de 1838/1839 jusqu’à 1851. Voici le sommaire provenant d'un de mes précédents articles. Cet article de la Guerra Grande vous parle de la description des Blancos versus des Colorados dont vous aurez besoin de comprendre afin de lire et comprendre cet article.

jeudi 6 juin 2013

Les camions d'autrefois

Je rédige cet article pour les fanatiques de tout ce qui roule sur les routes, dans les rues, les chemins de ce pays et je peux vous dire qu'on en voit des choses anciennes. Comme vous avez pu le remarquer dans ma section ''véhicule'' à droite de cet article, j'ai pas mal parlé des marques de voiture françaises, allemandes, anglaises, etc. donc cette fois-ci, nous allons parler de gros et qui roule: les camions.

J'ai déjà mentionné à plusieurs reprises que les pays d’Amérique du sud sont de vrais musées de voitures (ou camions) à ciel ouvert. L’Uruguay fait parti de ces pays et je peux vous dire que je me suis régalé de voir tous ces camions rouler encore. A la différence de nos pays où généralement, on ne sort les engins de collection uniquement qu'au moment des expositions, ici ils roulent tous les jours car c'est le gagne pain des routiers.

Routiers qui sont fiers de leurs engins et qui sont fiers aussi que l'on prenne en photo leurs bêtes uniques. Évidement, si vous commencez à poser des questions sur la bête, vous êtes sur que vos prochaines trente minutes seront prises face à un routier qui vous fera la description de son camion de A à Z en espagnol et à toute vitesse comme un scud.

vendredi 24 mai 2013

La marche du silence

Le 20 mai 2013 comme chaque année, il existe un rassemblement assez spécial et unique sur l'avenue principale de Montevideo (Avenida de 28 de Julio). Mobilisation qui a lieu en fin de soirée et non dans l’après-midi. Mobilisation qui n'est pas une grève, un jour férié, une fête commerciale, un jour de fête religieuse mais un jour synonyme de grande tristesse pour encore beaucoup de familles.

Rassemblement qui attire à peu près toutes les couches de la société, des gens ou des familles qui proviennent des quatre coins de la ville ou parfois de l’intérieur du pays: ce rassemblement s'appelle La Marcha del Silencio (la marche du silence).

Pourquoi la tristesse et la marche du silence? Car on est encore sans nouvelles de beaucoup de disparu(e)s de la dictature. Et oui comme on le sait, la dictature a fait disparaître beaucoup de gens dont on n'a jamais retrouvé leurs traces. Des membres de famille ou des familles entières sont toujours à la recherche d'un membre cher qui a pu autant disparaître en Uruguay, qu'en Argentine ou ailleurs.

vendredi 17 mai 2013

Le Cabildo de Montevideo

Le Cabildo est le plus ancien bâtiment qui se trouve sur la Plaza Constitución/Matriz et de la Ciudad Vieja (vieille ville). Il est facilement repérable grâce à son architecture de type néoclassique fait de pierre. Il se trouve aux angles des rues Sarandi et Juan C. Gómez.

Le Cabildo était le conseil d'administration coloniale qui régissait une municipalité à l'époque de l'Empire espagnol. Il existait des Cabildos espagnols et des Cabildos indigènes. Les membres du Cabildo étaient nommés ou bien parfois élus. Toutefois, ils étaient considérés comme représentatifs de toutes les couches de la population (du propriétaire terrien au chef de ménage). 

Le Cabildo fut utilisé dans toutes les colonies d’Amérique du Sud (Argentine, Uruguay, Pérou, Bolivie, Venezuela, etc) ainsi que dans les Caraïbes comme Cuba et même à la Nouvelle-Orléans.

mardi 7 mai 2013

Le jardin botanique de Buenos Aires

Nous allons faire une petite ballade dans un coin de nature en pleine ville à Buenos Aires. Si vous avez l'occasion d'aller visiter Buenos Aires, je vous recommande hautement de mettre le jardin botanique de la ville sur votre liste tant ce jardin est merveilleux. Évidemment, il ne fait pas des centaines d'hectares mais il est suffisamment beau pour y aller se reposer car le quartier où se trouve ce jardin est très agréable.

Le jardin botanique, de son vrai nom, Jardín Botánico Carlos Thays de Buenos Aires, se trouve dans le quartier de Palermo, proche de la station de métro (subte) Plaza Italia (ligne D). Ce jardin est triangulaire et il est délimité par l'Avenida Sante Fé, l'Avenida Las Heras et la rue República Árabe Siria. Avantage du lieu aussi car à quelques pas, on retrouve le zoo de Buenos Aires qui est une des attractions en haut de la liste des enfants (et des parents). Donc, si on fait les deux dans la même journée, vous aurez eu une journée bien remplie.

dimanche 21 avril 2013

Patrimoine: Palacio Brasil

En vous promenant sur l'avenue principale de la ville qu'est l'Avenida 18 de Julio, vous apercevrez juste à coté du Palacio Uriarte de Heber (museo del Gaucho y de la Moneda), le Palacio Brasil. 

L'architecte de ce bâtiment ne fut nul autre que l'architecte français Camille Gardelle dont j'ai fais la présentation dans ce blog. Architecte qui laissera une trace indélébile sur Montevideo avec un nombre assez important de monument qu'il laissera comme héritage. Le monument actuel fut inauguré en 1919.

En 1920, Arthur Jackson Heber (un autre grand architecte de Montevideo) eu l'idée de construire une salle de cinéma au rez-de-chaussée de ce bâtiment mais le projet sera finalement confié aussi à Camile Gardelle. Le Teatro Zabala ouvre ses portes en 1922 avec une présentation de l'Orchestre symphonique de Montevideo. Toutefois, la salle sera dévastée par un incendie le 20 mai 1983.

On ne trouve pas énormément d'information historique sur ce bâtiment par contre, on peut monter aux étages en empruntant les escaliers monumentales ou bien un vieil ascenseur qui date de Mathusalem. 

lundi 15 avril 2013

Patrimoine: Le Club Uruguay

Je vais vous présenter un des bâtiments les plus emblématiques qui se trouve actuellement sur la rue Sarandi au niveau de la Plaza Matriz dans la Ciudad Vieja (vieille ville). Si vous regardez les cartes postales depuis la nuit des temps, vous vous apercevrez que ce bâtiment fait partie intégrante de cette place depuis la fin du XIXe siècle : Je vais vous raconter l’histoire du Club Uruguay.

L’origine du Club Uruguay, malgré son nom qui fait un peu boite de nuit, était à la base un projet de regroupement des principaux (et des plus influents) négociants de la ville aux alentours du 8 février 1878. Un peu l’ancêtre d’une chambre de commerce de Montevideo. Le premier regroupement de ces négociants fut appelé le Club Libertad (Club de la liberté).

Cette création fut parallèle à la période qui fut aussi la culmination de la formation et de la consolidation de ce pays avec une forte émigration provenant principalement de trois pays que fut l’Espagne, l’Italie et la France.

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