mercredi 19 février 2014

Immigration illico presto?

Nous allons parler d’immigration, sujet que je n’avais pas abordé depuis bien longtemps. On pourrait même dire depuis mon départ d’Uruguay. Pourquoi en parler maintenant? Eh bien, il va avoir des changements. Oui, oui ! des changements ! J’ai documenté dans la catégorie ‘’Immigration’’ à droite, mes démarches à travers lesquelles il a fallu que je passe afin d’essayer d’obtenir ma résidence en Uruguay.

Malheureusement, ces démarches n’ont abouti à rien dans mon cas car je me suis heurté à un mur un peu dur de fonctionnaires.

Mais cela n’engage que moi dans le résultat de ces démarches car je connais des gens qui réussissent à avoir le sésame bien que le parcours soit semé d’embûches en tout genre. Mais bon, cela ne m’a pas empêché de rester en Uruguay car j’avais obtenu un visa qui m’a permis de rester jusqu’à ce que mon compte en banque soit presque vide.



Maintenant si les gens me demandent si je serais prêt à refaire cette expérience et ce parcours du combattant, je répondrais par l’affirmative car même si cela m’a bien frustré par moment, je suis toujours vivant et j’ai bien profité au maximum de cette pause sur ma vie. Faire le vide de son cerveau et le nettoyage de son corps dans un endroit où on se sent bien, où il y a du soleil et des gens vachement sympas n’a aucun prix!

Donc, revenons aux changements qui ont été annoncés. La chancellerie estime que le nouveau projet de loi permettra d’obtenir en 30 jours la résidence permanente pour les personnes nées dans les pays du Mercosur ainsi que les étrangers ayant des liens avec des Uruguayens. 60% de ces procédures (les célèbres trámites) seront accélérées dans ces cas.

Le 24 janvier 2013, le gouvernement (à travers les Ministères des relations extérieurs, celui de l’Intérieur et celui du Travail) a envoyé un nouveau projet de loi sur l’Immigration (loi N° 18.250) qui sera amendé. Le dernier amendement sur l’immigration remontait à 2008.

La nouvelle initiative présentée donnera la possibilité d'accorder la résidence permanente en Uruguay pour les citoyens des pays étrangers membres ou associés du Mercosur, c’est-à-dire l’Argentine, le Brésil, le Paraguay, le Venezuela (membre depuis juillet 2012), la Bolivie (en train de faire les démarches afin de devenir un membre permanent) et les pays associés comme le Chili, la Colombie, l’Équateur et le Pérou. De plus, les citoyens d'autres pays qui ont des liens avec l'Uruguay seront aussi de la partie.

La directrice générale des liaisons consulaires du Ministère des Affaires étrangères, Mme Lourdes Boné, a dit que le projet promu par la Chancellerie est basé sur "l'esprit intégrationniste" qui régit l'accord du Mercosur signé par les membres permanents du bloc régional en 2002 (Argentine, Brésil, Paraguay et Uruguay).

Mme Boné a mentionné que "La réalité nous a montré qu’il y avait de nombreuses complications administratives dans le traitement des résidences". Euh… ma chère Madame Boné, on voit que vous ne foutez pas souvent les pieds dans les bureaux de la célèbre et unique Dirección Nacional de Migración. Mais bon, le lieu où se trouvent les bureaux de la Dirección Nacional de Migración vous dit tout car les bureaux se trouvent sur la Calle Misiones (rue des Missions). Oui, c’est une longue mission pour toutes les démarches.

Selon les statistiques du Ministère, 60% des demandes qui sont traitées en Uruguay proviennent de citoyens du Mercosur et d’étrangers ayant des liens familiaux avec l'Uruguay comme des couples mixtes composés d’un ou d’une uruguayenne. Ces formalités seront abrégées dans l'avenir puisque le projet soumis au Parlement devra les résoudre dans un délai plus ou moins de trente jours.

Ce projet, en plus de faciliter le processus pour les citoyens des pays du Mercosur, vise aussi à faciliter le retour des Uruguayens qui avaient émigrés dans d’autres pays (surtout l’Espagne et les États-Unis) car c’est un vrai parcours du combattant pour eux aussi. Donc non seulement les étrangers étaient empêtrés dans les tracasseries administratives mais aussi les propres concitoyens de retour au pays.

Maintenant, je ne vais pas trop pleurer sur le sort de tous ces Uruguayens qui reviennent au pays car un certain nombre d’entre eux sont toujours en train de râler car on ne s’occupe pas assez d’eux, etc. C’est vrai que quand vous voyez certaines de ces personnes qui disent aux caméras de TV que le gouvernement devrait leur trouver un travail, leur donner les assurances, etc. Oh hein! Il ne faut pas exagérer. C’est peut être votre pays mais les autres travaillent afin de se faire une vie descente. Vous n’êtes pas les rescapés du radeau de la méduse!


En 2013, 66% des retours provenaient d'Uruguayens d'Espagne, 10% des États-Unis et 24% de pays comme l'Argentine, le Brésil, le Canada, le Chili, l'Italie, etc.. 

Dans les deux cas et en conformité avec les dispositions du nouveau futur projet de loi, le demandeur doit prouver sa nationalité appartenant à un des pays du Mercosur  (ou un des pays associés au Mercosur) ou bien de démontrer la relation de famille avec un Uruguayen(ex comme un mariage). Je remarque, une fois de plus, qu’ils ne reconnaissent pas encore le statut de conjoint de fait comme relation matrimoniale. Peut-être que cela sera un autre nouveau futur amendement d’un projet de loi dans cinq ans? C’est vrai qu’il faut tenir les fonctionnaires éveillés! De plus, il vous vous faudra également soumettre un casier judiciaire à la Chancellerie.

Bon, ce qui a été dit dans les lignes au-dessus est quelque chose qui existe déjà dans les démarches auprès de la Dirección Nacional de Migración. Vous allez sur le site internet de la Dirección Nacional de Migración et vous verrez tout cela date depuis un certain moment. Il n’y a rien de nouveau comme prouver sa nationalité ou bien fournir un casier judiciaire. La seule chose qui change est l’accélération des procédures. On appelle cette nouvelle procédure: Speedy Gonzalez…non je rigole!

Il parait que dans les derniers temps, quelques conditions ont été assouplies comme par exemple pour les étrangers qui peuvent obtenir leur cédula de identidad uruguaya provisoria (carte d’identité uruguayenne provisoire) dans un délai de cinq à sept jours après que le dossier a été finalisé et a été accepté. Sauf que l'info doit suivre d'un bureau à un autre...

La directrice générale des liaisons consulaires du Ministère des Affaires étrangères a encore dit que les uruguayens qui veulent s’établir dans les pays du Mercosur auront certaines facilités (surtout l’Argentine et le Brésil).

En termes de résidence à des étrangers en Uruguay, 2013 s'est terminée avec un chiffre inhabituel de dossiers déposés par les citoyens argentins, puisque le nombre total de demandes a triplé par rapport à 2012.

C’est vrai que pas mal de citoyens argentins en veulent beaucoup au gouvernement, à la situation économique, aux mesures gouvernementales, aux politiques de change bien que celles-ci ont été assouplies il n’y a pas si longtemps, etc. Tellement dommage car ce pays a un tel potentiel. Et je ne parle même pas de la beauté du pays, de ses fabuleux vins, de sa riche histoire et de la beauté de ses villes comme Buenos Aires. Mais ne fermons pas les yeux non plus sur la pauvreté qui gangrène une partie de la population.

Bien que des restrictions soient imposées à ses citoyens, beaucoup d'Argentins sont à la recherche d'une alternative à l'extérieur et l’Uruguay, pour eux, est une parfaite alternative. La plupart des Argentins s’installent soit sur Colonia del Sacramento ou bien Punta del Este et dans une moindre mesure sur Montevideo.

Évidemment, cela entraîne certains côtés positifs avec plus de revenus pour ces villes ou le pays à travers les taxes, plus d’achat dans les commerces mais aussi des côtés négatifs avec une flambée du prix des logements ou l’achat d’appartements.


Il y a eu 1645 demandes de résidences effectuées par des Argentins en 2013 auprès de la Dirección Nacional de Migración. En 2012, il y avait eu seulement 461 demandes. En 2013, les demandes accordées aux citoyens argentins ont représenté 27,9% du total.

En outre, le nombre total de demandes de résidences accordés aux étrangers en 2013 a également vu une augmentation importante par rapport 2012. Le taux de demandes est passé de 2526 à un total de 5885.

Après les Argentins, on retrouve dans l’ordre des demandes de résidence, les Brésiliens, les espagnols (ce qui est gros revirement de la mère patrie par rapport à ses ex-colonies), la République Dominicaine et le Pérou. On trouve aussi des demandes de résidences provenant de Colombiens (231 demandes), des États-Unis (207 demandes) et de Cuba (209 demandes). On peut rajouter aussi les Français car je pense qu’il y a eu pas mal de nouveaux arrivants en 2013 par rapport à ce que j’ai pu avoir comme réactions ou commentaires sur mon blog. J'ai entendu dire qu'il y aurait entre 3000 et 5000 français mais je ne peux confirmer ces chiffres.

Bref, un changement drastique qui pète sur le papier mais qu'il faudra voir dans la réalité de tous les jours car il y a souvent un gouffre de différence entre ce qui est annoncé et ce qui est fait (un peu comme la politique en générale). Car le caprice viendra plus du fonctionnaire que vous aurez devant vous que la loi en elle-même. Il suffit qu'il ou elle vous prenne en grippe pour que votre dossier se transforme de simple à énorme et de rapide à extra-lent. On espère aussi que la Chancellerie mettra au diapason la formation de ces fonctionnaires afin de recevoir la même réponse d'un fonctionnaire à un autre quand on questionne sur les exigences de demande de résidence.


Allez pour finir cet article, je ne peux m’empêcher d'avoir une petite pensée à la crème de la crème de mes fonctionnaires favoris de la Dirección General de Registro de Estado Civil (Direction générale du registre des états civils).

Avec eux, plus rien ne vous étonnera par la suite une fois avoir eu affaire à leurs services. Des monstres, pardon des pachydermes, de l'administration en 3D. Donc, je vais leur dédicacer ces trois clips qui sont des annonces mais chaque personnage principal me rappelle tout à fait ces gens. Regardez aussi autour les autres personnages car il y a tout un enchaînement qui fait rire.




Allez la deuxième!



Et pour finir...



Un petit salut à la Dirección General de Registro de Estado Civil!

A la prochaine!

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