mercredi 30 novembre 2011

Peinture: Pedro Figari

Mon coup de cœur est cette fois-ci pour un peintre uruguayen: Pedro Figari. J'avoue que je ne connaissais pas ce peintre jusqu’à ce que je visite son (petit) musée qui se trouve dans la Ciuadad Vieja (vieille ville) proche de la Plaza Matriz.

Pedro Figari est né le 29 juin 1861 à Montevideo. Il est le fils de Juan Figari de Lazaro et Paula Solari, immigrants provenant d'Italie. Il sera tour à tour peintre, écrivain, avocat et politicien. Bien qu'il ait montré un intérêt dans l'art pendant sa jeune enfance, la plupart de sa vie a été consacrée à la pratique du droit comme avocat.

En 1885, il reçoit son diplôme en droit. Son poste comme avocat de la défense afin de défendre la population pauvre le fera réfléchir à beaucoup de questions sociales qui ont très probablement influencé son art plus tard. Il sera considéré comme un peintre moderniste qui peindra les aspects quotidiens de vie dans son travail. Entre-temps, il luttera pour l'abolition de la mort.



En 1886, il se mariera avec María de Castro Caravia et partira en voyage en Europe pour la première fois en voyage de noce. En 1887 naitra sa première fille, Isabel, qui décédera peu de temps après sa naissance. Viendront ensuite durant les années suivantes María Elena, Mercedes, María Margarita, María Delia, Juan Carlos, María Isabel, Emma et Pedro (pas beaucoup de répit pour sa femme...).
Pedro Figari à différent âges
Ce n'est qu'en 1921, à l'âge de 60 ans, que Figari se consacrera complètement à la peinture alors qu'il fait une prestigieuse carrière sociale et politique. Une décision qui sera incomprise de beaucoup de monde dans son entourage. Il déménagera sur Buenos Aires avec cinq de ses enfants. C'est à Buenos Aires qu'il créera son nouveau style de peinture plus ou moins naïf (disposition des couleurs) quand il se mettra sérieusement à la peinture. Il reconstruira la scène uruguayenne comme la vie des Gauchos, les célébrations de la rue, les carnavals de la communauté noire locale, etc. Il peignit des scènes de plein air (campagne), des scènes de vie quotidiennes, avec une représentation fréquentes des ombús (types d’arbre) et de la vie urbaine animée par de nombreux personnages, des chevaux et des chiens. Pedro Figari a peint principalement de mémoire tous ses tableaux.

Vers 1923, il expose ses œuvres avec un certain succès à Buenos Aires et aussi à Paris, où il a envoyé quelques œuvres à la Galerie Druet. Le peintre français Ferdinand Laroche donne une conférence appelé un "l'art de Figari".

Il établit un record de vente et obtient un appui total positif des critiques des journaux et des publications les plus importantes du Buenos Aires . En 1925, sur les conseils de Jules Supervielle, il part s'installer à Paris.

María Isabel, Pedro, María Delia et Emma vers 1920
En 1927 meurt son fils Juan Carlos. Suite à ce décès, il cessera de peindre durant presque 2 ans et vivra plus ou moins reclus, chez lui, à la Place du Panthéon. Il publiera une œuvre poétique en 1928 dédiée en mémoire à son fils Juan Carlos.

En 1929, il recommence à peindre et à refaire des expositions. Il recevra un grand prix de la médaille d'or.

En 1934, l'isolement familial (car seulement une fille l'accompagne), la crise économique personnelle ainsi que les premiers prémices de la deuxième de guerre mondiale qui commence à assombrir l'Europe le pousse à retourner en l'Uruguay. Il revint avec environ 2000 œuvres peintes sur carton.

Mort de Pedro Figari le 24 juillet 1938 à Montevideo.

Voici une série de tableaux de Pedro Figari:



A la prochaine


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