lundi 1 août 2011

Montevideo d'antan: Gran Hotel de Pocitos

Je tiens à signaler que j'ai puisé l'histoire et les images du site de la ville de Montevideo. Je me suis occupé de la traduction mais c'est surtout pour vous montrer ce qu’était Montevideo à la fin du XIXe siècle/début XXe siècle. Comme on dit, ''y a pas photos!'' entre le Montevideo d’antan et aujourd'hui. Je suis tombé amoureux de ce Montevideo d'antan et je regrette qu'il n'existe plus.

Histoire:
Le "Gran Hôtel" de Pocitos (et non le Grand Hôtel), un des points de référence majeur de Montevideo et du quartier de Pocitos fut inauguré le 8 décembre 1912 sous la présidence de Claudio Williman. Le "Gran Hôtel" était la propriété de la compagnie de tramways Sociedad Comercial de Montevideo (SC de M.).

Le quartier et surtout la plage de Pocitos était, avec la plage Ramirez, une des plus populaires de la ville. Le "Gran Hôtel'' de Pocitos était l'axe de la Promenade de Montevideo situé entre l'Avenue du Brésil et la rue Martí.

De style architectural anglais, l'hôtel fut un projet de l'ingénieur anglais John Adams. John Adams fut celui qui dessina, entre autre, l'édifice ''London París'' (sur l'avenue 18 de Julio), l'Hôpital Britannique de Montevideo et la Salle Verdi et plus. Si vous regardez de prés le monument, vous verrez des ressemblances assez flagrantes avec la Estación Central (gare des trains) de Montevideo qui fut gérée par les anglais aussi.

L'entrée de l'hôtel faisait face à la promenade (la future nouvelle rambla) alors que les salons, les chambres (660 chambres quand même!) et la grande salle à manger faisaient face au Río de la Plata. Une grande terrasse en bois de plus de 100 mètres, soutenu sur d'énormes pilotis en bois s’avançait dans Río de la Plata. Sur cette terrasse se produisaient les meilleurs orchestres de l'époque dont en autre, celui de la Banda Municipal dirigé par Achille Gubisoti. Finalement, le spectacle était complété par des bateaux qui passaient dans la nuit tout illuminé.

Le 10 juillet 1923, une grosse tempête détruira une bonne partie de la promenade, fit tomber un des murs de la cave de l'hôtel et détruira aussi la terrasse, qui ne fut jamais reconstruite.

L'hôtel fut démoli en 1935 pour faire place à la future nouvelle rambla. Par la suite, le processus accéléré de changement de zonage de construction côtière pour des édifices en hauteur changera à jamais la physionomie du quartier. Le souvenir de cet hôtel et des belles demeures le long de la promenade ne se trouvent plus que sur des cartes postales...

Photos s'il vous plait....
Gran Hôtel de Pocitos dans les années 1920
Plage Pocitos avec le Gran Hôtel au fond et son ponton donnant face à la mer
Gran Hôtel de Pocitos vers les années 1920 (déjà pas mal de trafic à cette époque!)
On longe le Gran Hôtel et les belles demeures bourgoises...vous entendez le cheval qui trotte?
Petite promenade sur la Plage de Pocitos (regardez les lampadaires ''Belle Époque'')
La foule se donne rendez-vous sur le ponton afin d’admirer les poissons du Rio
 
Vue gauche du Gran Hôtel et au fond, quartier de Pocitos et ses belles demeures (1923)
Facade du Gran Hôtel de Pocitos (Regardez comme il est majestueux!)
La foule est de sortie sur le ponton (1923). Regardez l’élégance de la foule!
Vue droite du Gran Hôtel et au fond, quartier de Pocitos et ses belles demeures (1923)
Reste du ponton détruit par la tempête le 10 juillet 1923
Le Gran Hôtel amputé de son ponton et qui ne fut jamais reconstruit (1930)
Vue aérienne de Pocitos, de la rambla et du Gran Hôtel en 1933 (2 ans avant sa destruction)
Fabuleuse image remastérisée par le musée CMDF de Montevideo 5 ans avant sa destruction finale
 Hasta Luego

2 commentaires:

  1. Bravo, il n y a pas mal de photos que je ne connaissais pas.
    effectivement le massacre des belles demeures du bord de plage est très regrettable, massacre qui continue allègrement dans Pocitos et Montevideo pour être remplacé par des boites à chaussures verticales. On comprend mieux que les architectes qui sont à l'origine de tels clapiers n'est pas le courage de leurs ancètres qui signaient fièrement sur les facades leurs travaux.
    Guy

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  2. Merci Guy. Oui malheureusement le massacre continue dans l'histoire de la ville. On se demande si un jour, les gens vont réaliser ce qu'ils perdent à moins que l'argent a le pouvoir absolu sur tout...même effacer l'histoire.

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